Le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a expliqué devant des journalistes, vendredi 24 février, que la proposition chinoise en douze points pour résoudre la guerre en Ukraine n’était pas « un plan de paix », mais un « document de synthèse (…) où la Chine a rassemblé toutes ses positions exprimées depuis le début ».
Selon le Haut Représentant, cité par l'AFP, pour être un plan de paix, ce dernier devait être « opérationnalisé ». M. Borrell a estimé qu’il y avait des « considérations intéressantes sur l'utilisation des armes nucléaires, l'échange de prisonniers, les céréales ».
La porte-parole du Service européen pour l’action extérieure, Nabila Massrali, a souligné que le document « mettait l'accent sur certains principes de la Charte des Nations unies, mais était sélectif et insuffisant quant à leurs implications pour la guerre d'agression de la Russie contre l'Ukraine ».
Elle a ajouté que le plan s’appuyait sur un objectif mal placé, mis sur les 'soi-disant' intérêts et préoccupations légitimes des parties en matière de sécurité, « impliquant une justification de l'invasion illégale de la Russie et brouillant les rôles de l'agresseur et de l'agressé ».
La proposition chinoise « ne prend pas en compte qui est l'agresseur et qui est la victime », a-t-elle regretté.
Voir le plan chinois (en anglais) : https://aeur.eu/f/5i3 (Camille-Cerise Gessant)