Le porte-parole du Service européen pour l’action extérieure a dénoncé, vendredi 29 avril dans la soirée, l’approbation, la veille, par l’Assemblée nationale biélorusse d’une modification du Code pénal introduisant la peine de mort pour les « tentatives d'actes terroristes ».
Cet amendement « donne la possibilité de nouveaux abus graves », a-t-il souligné dans un communiqué.
Selon le porte-parole, 36 prisonniers politiques ont été inculpés ou condamnés à de longues peines de prison en vertu des dispositions du Code relatives au 'terrorisme', de nombreux représentants des forces démocratiques et militants politiques sont recherchés pour 'terrorisme' et de nombreux accusés sont jugés lors de procès « secrets, inéquitables et partiaux, souvent sur la base d'accusations forgées de toutes pièces et sans aucune garantie juridique ». « Aujourd'hui, ils risquent également la peine de mort », s’est-il inquiété.
Le porte-parole a rappelé que le contexte politique actuel en Biélorussie rendait cette évolution encore plus inquiétante.
Il a en outre rappelé que la peine de mort violait le droit inaliénable à la vie inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l'homme et constituait le châtiment le plus cruel, inhumain et dégradant qui soit. (Camille-Cerise Gessant)