À en croire le commissaire européen à l'Environnement, Virginijus Sinkevičius, et le ministre brésilien de l'Environnement, Joaquim Leite, leur entretien à São Paulo, samedi 30 avril, a été fructueux.
Dans le cadre d'une tournée en Amérique latine (EUROPE 12939/3), M. Sinkevičius a achevé samedi sa visite au Brésil pour faciliter la conclusion d'un cadre mondial ambitieux post-2020 pour la biodiversité lors de la quinzième conférence des parties à la diversité biologique (COP15, Kunming) et identifier les voies et moyens d'une coopération environnementale accrue.
« L'UE et le Brésil doivent travailler plus étroitement ensemble pour résoudre nos défis communs. Je suis certain que le Brésil peut lutter contre la déforestation, comme il l'a fait dans le passé, et défendre son climat et sa biodiversité avec des actions concrètes et une mise en œuvre », a déclaré le commissaire sur Twitter.
Il avait préalablement rencontré à Manaus (Amazonie) des ONG qui luttent contre la criminalité environnementale et défendent les droits de l'homme, ainsi que des représentants des communautés autochtones.
« Le Brésil s'engage à renforcer les partenariats en vue d'un nouveau programme vert mondial », selon le ministre Leite, évoquant une 'excellente réunion'.
Soulignant que les entretiens ont porté sur les politiques environnementales du gouvernement de Jair Bolsonaro pour la promotion d'une nouvelle économie verte, comme les paiements pour les services environnementaux », il a estimé que « la capacité de notre pays à produire de l'hydrogène vert et de l'énergie éolienne en mer est une question que l'UE ne peut pas ignorer ».
En coopération avec le ministre des Mines et de l'Énergie, Bento Albuquerque, que M. Sinkevičius a également rencontré, « le Brésil est un partenaire dans la recherche de solutions climatiques et environnementales rentables », a assuré M. Leite. (Aminata Niang)