En 2021 par rapport à 2020, le déficit public et la dette publique ont diminué, passant respectivement de 7,1% à 5,1% du PIB et 97,2% à 95,6% du PIB dans la zone euro. Au niveau de l’Union européenne, les ratios de déficit ont suivi une trajectoire identique en étant ramenés de 6,8 à 4,7% du PIB et ceux de la dette publique de 90,0 à 88,1% du PIB.
L'année dernière, tous les États membres - sauf le Danemark (+2,3%) et le Luxembourg (+0,9%) - ont signalé un déficit, quinze pays affichant un déficit supérieur à 3% du PIB. Les déficits les plus élevés ont été enregistrés à Malte (-8,0%), en Grèce (-7,4%) et en Lettonie (-7,3%). En Italie, le déficit a atteint -7,2%, en Espagne -6,9%, en France -6,5% et en Allemagne -3,7%.
Sur une base trimestrielle, le déficit public corrigé des variations saisonnières s’est établi à 3,6% dans la zone euro et à 3,5% dans l’UE au quatrième trimestre 2021 par rapport au trimestre précédent.
Dette. Fin 2021, les plus faibles ratios de dette publique par rapport au PIB ont été relevés en Estonie (18,1%), au Luxembourg (24,4%) et en Bulgarie (25,1%). Quatorze États membres ont affiché un ratio de dette publique supérieur à 60% du PIB. Les ratios plus élevés ont été enregistrés en Grèce (193,3%), en Italie (150,8%), au Portugal (127,4%), en Espagne (118,4%), en France (112,9%), en Belgique (108,2%) et à Chypre (103,6%). En Allemagne, la dette a atteint 69,3%.
Par rapport au quatrième trimestre 2020, sept États membres ont enregistré une hausse fin 2021 et vingt États membres ont enregistré une baisse de leur dette publique par rapport au PIB. Les hausses les plus fortes ont été observées en République tchèque (+4,2 points de pourcentage), à Malte (+3,6 pp) et en Slovaquie (+3,3 pp), tandis que les diminutions les plus fortes ont été observées en Grèce (-13,1 pp), à Chypre (-11,4 pp) et au Portugal (-7,8 pp). (Mathieu Bion)