L’Office européen de lutte antifraude (OLAF) a contribué à une enquête permettant de traduire devant la justice un groupe de neuf personnes et sociétés en Italie et en Roumanie accusées d’avoir obtenu illégalement 850 000 euros de fonds communautaires destinés à la production de tomates, a indiqué l’OLAF mercredi 19 janvier.
L’OLAF a travaillé avec la Direction nationale anticorruption roumaine (DNA) et le bureau du procureur de la commune italienne d'Enna et ainsi mis au jour des pratiques potentiellement frauduleuses (faux documents, sociétés fictives) destinées à obtenir illégalement des fonds de l'UE.
Neuf personnes sont accusées d’avoir fraudé en Roumanie - cinq citoyens italiens et quatre entités juridiques roumaines. Elles seront jugées pour avoir obtenu illégalement des fonds agricoles européens en Roumanie. Le groupe criminel a créé des sociétés-écrans en Roumanie dans le seul but de recevoir des subventions de l'UE, sans aucune intention de cultiver des tomates.
À l’aide de documents falsifiés, les fraudeurs ont réussi à obtenir 850 000 euros, ce qui représente environ un quart de l'ensemble des subventions agricoles de l'UE allouées à la Roumanie en 2017.
Pourtant, pas un seul centime de cet argent ne semble avoir été dépensé pour l'agriculture.
Dès que la subvention a été versée, l'argent semble avoir été transféré sur des comptes bancaires en Italie, où il a été rapidement retiré et utilisé pour financer d'autres activités criminelles, explique l'OLAF. (Lionel Changeur)