Le Médiateur européen, Emily O’Reilly, a demandé à l’Agence européenne de garde-côtes et garde-frontières, Frontex, mercredi 19 janvier, d’améliorer ses pratiques de transparence, notamment en publiant des résumés de ses plans opérationnels et en formant davantage ses contrôleurs des droits fondamentaux, a-t-elle indiqué dans un communiqué.
« Le Médiateur a également demandé à Frontex de publier sa réponse à chaque avis négatif de l'Officier des droits fondamentaux concernant une activité planifiée et d'assurer la présence d'experts culturels lors des entretiens de sélection ».
Le Médiateur européen avait récemment clôturé une enquête sur le mécanisme de plaintes de Frontex où il « a suggéré plusieurs façons de renforcer l'indépendance du mécanisme et d'encourager les gens à l'utiliser ».
Dans sa décision, le Médiateur insiste aussi sur le processus de filtrage des migrants, qui devrait être « suffisamment long pour que des informations importantes puissent être identifiées, non seulement sur l'identité des personnes, mais aussi sur leurs vulnérabilités potentielles. Étant donné le caractère sensible de ces situations, les migrants doivent disposer de suffisamment de temps et peuvent avoir besoin d'une aide psychologique pour pouvoir communiquer correctement pendant ces procédures ».
Les lignes directrices de Frontex sur ces pratiques de filtrage pourraient ainsi être plus explicites à cet égard et plus détaillées concernant les besoins spécifiques à prendre en compte lors de l'enregistrement des mineurs. Lien vers la décision : https://bit.ly/3qHwG4Z (Solenn Paulic)