La Commission européenne a confirmé, mercredi 3 novembre, avoir soutenu financièrement le projet WE CAN for human rights speech (#WECAN4HRS). Elle assure, en revanche, n'avoir pas été impliquée dans la campagne en ligne qui a été lancée dans le cadre de ce projet et qui fait actuellement polémique en France.
Cette campagne consistait en la publication de photos et de vidéos montrant des jeunes femmes portant le hijab, accompagnées de légendes telles que « mon foulard signifie que je peux être moi-même sans avoir à me cacher », « mon foulard signifie que je suis libre, fière d'être comme je suis » ou encore « célébrer la diversité et respecter le hijab ».
Ces images ont été produites et diffusées dans le cadre du projet #WECAN4HRS, mené par le Conseil de l'Europe dans le but de lutter contre les discours de haine, notamment à l'encontre de la communauté musulmane, en impliquant les jeunes. Les déclarations mises en ligne étaient celles de participantes au projet.
Les posts ont toutefois été retirés à la demande de la France. Fustigeant une « démarche identitaire », la Secrétaire d'État française chargée de la Jeunesse et de l'Engagement, Sarah El Haïry, a confirmé dès mardi soir, en direct sur la chaîne française LCI, que son gouvernement était à l'origine de ce retrait.
Le projet #WECAN4HRS dans son ensemble a été soutenu financièrement par la Commission européenne à hauteur de 340 000 euros, dans le cadre d'un appel à proposition lancé en 2019 au titre du programme Droits, Égalité et Citoyenneté, a détaillé mercredi Christian Wigand, le porte-parole 'Justice et Égalité' de la Commission européenne.
Le porte-parole a toutefois répété que la Commission n'avait pas validé ces publications. « Ici, c'est le Conseil de l'Europe qui est chef de file », a-t-il insisté. (Agathe Cherki)