Le Parlement européen a appelé le Conseil européen, jeudi 7 octobre, à convenir d’une « politique globale et stratégique de sanctions à l’encontre du régime biélorusse » lors de son sommet des 21 et 22.
Cette politique « doit passer d’une démarche progressive à une logique de sanctions plus déterminée, fondée sur la nature systémique de la répression et des graves violations des droits de l’homme », ont expliqué les députés européens dans la résolution commune des groupes PPE, S&D, Verts/ALE et Renew Europe, adoptée par 506 voix contre 29 et 139 abstentions.
Le PE demande aussi la mise en place, « de toute urgence », du cinquième train de sanctions – en cours de négociation entre les États membres - en se concentrant sur les personnes et les entités impliquées dans la répression et dans la traite des êtres humains. Il souhaite également que l’UE renforce encore ses sanctions économiques ciblées, « en mettant l’accent sur les principaux secteurs économiques biélorusses et sur les entreprises publiques et privées qui soutiennent et financent le régime Loukachenko ».
Les députés appuient en outre la proposition de la Commission européenne de suspendre certains articles de l’accord de l’UE visant à faciliter la délivrance de visas avec la Biélorussie.
Le Parlement souligne également la nécessité d’envisager de porter le cas du pays devant la Cour internationale de justice en raison des crimes commis à grande échelle contre le peuple bélarusse par le régime.
La résolution revient aussi sur la crise migratoire causée par le régime biélorusse, condamnant « fermement l’instrumentalisation des êtres humains par le régime Loukachenko à des fins politiques ».
Le PE invite les États membres et les institutions de l’UE à traiter d’urgence les multiples aspects de la crise à la frontière biélorusse, à aider les migrants bloqués à la frontière avec la Biélorussie et à leur apporter le soutien nécessaire.
Voir la résolution : https://bit.ly/3mzSVXc (Camille-Cerise Gessant)