Le rapport des centres de réflexion Sandbag et E3G commandé par Energy Foundation China et publié mardi 31 août montre un impact faible du mécanisme d'ajustement carbone aux frontières (MACF) pour les importateurs.
Les auteurs estiment que les entreprises importatrices répercuteront les coûts du MACF sur le prix des produits. « Le coût net du MACF pour les importateurs, minimisé par les prix du marché, est largement inférieur aux frais liés aux certificats MACF. Le coût total net du MACF devrait tout juste atteindre 1 milliard d'euros en 2026 et 1,6 milliard en 2035 pour les six partenaires commerciaux majeurs », indiquent les auteurs du rapport.
La Russie est le pays qui sera le plus affecté par le MACF dans sa proposition actuelle, avec un coût qui devrait s'élever à 1,9 milliard d'euros en 2035 (602 millions d'euros après répercussion sur les prix de vente). Ce coût est assez réduit, selon Sandbag et E3G, dans la mesure où les importations totales de l'UE depuis la Russie s'élèvent à 91,4 milliards d'euros.
Le rapport indique que les secteurs couverts par la proposition actuelle de MACF sont trop peu nombreux. « Le design actuel de la proposition de MACF et son champ d'action étroit suggèrent que la proposition vise davantage à provoquer une action internationale concertée qu'à résoudre le seul problème des fuites de carbone », ont ainsi écrit les auteurs.
Voir le rapport : https://bit.ly/3mPDAUe (Léa Marchal)