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Bulletin Quotidien Europe N° 12693
ACTION EXTÉRIEURE / Turquie

La Commission demande des explications à la suite de l’affaire du fauteuil manquant

Après la déconvenue en Russie (EUROPE 12653/12) du Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, c’est au tour de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, d’avoir dû serrer les dents, cette fois en Turquie.

Lors de la réunion entre le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, le président du Conseil européen, Charles Michel, et la présidente de la Commission européenne, mardi 6 avril, seuls deux fauteuils ont été installés devant les drapeaux de l’UE et de la Turquie, obligeant Mme von der Leyen à s’asseoir - à son grand étonnement et sans réaction de la part de M. Michel, selon des images de la rencontre - sur un canapé adjacent. Une situation que la Commission ne veut pas voir se reproduire.

« La présidente de la Commission était clairement surprise », a reconnu le porte-parole de l'institution, Eric Mamer, mercredi 7 avril. Selon lui, Mme von der Leyen aurait dû « être assise exactement de la même manière que le président du Conseil européen et le président turc » et il est « évident » que, lors d’une visite conjointe dans un pays étranger, les présidents du Conseil européen et de la Commission devraient être traités de la même manière.

Si Mme von der Leyen « s'attend à ce que l'institution qu'elle représente soit traitée avec le protocole requis », elle « a décidé d'aller de l'avant malgré tout, en donnant la priorité à la substance plutôt qu'au protocole », a souligné M. Mamer.

La présidente de la Commission n’est cependant pas près d'oublier cet incident. « Elle a demandé à son équipe de prendre les contacts nécessaires » avec toutes les parties qui ont organisé la rencontre « pour obtenir des éclaircissements et s’assurer que cela ne se reproduise plus à l’avenir », a expliqué le porte-parole. Il a précisé qu’en raison de la pandémie de Covid-19, l’équipe protocolaire de la présidente de la Commission ne s’était pas rendue en Turquie. 

Interrogé sur le fait que cet incident pouvait être lié au genre, M. Mamer a rappelé que Mme von der Leyen était à Ankara en tant que présidente d’une institution européenne. Lorsque l’on parle de protocole, on parle de relations entre institutions et non entre personnes physiques, a-t-il ajouté. Selon M. Mamer, « le fait d'être un homme ou une femme ne change rien au fait qu'elle aurait dû être assise selon les mêmes dispositions protocolaires que les deux autres participants »(Camille-Cerise Gessant)

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