login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 12660
ACTION EXTÉRIEURE / Affaires ÉtrangÈres

L’UE se veut le chantre d'un multilatéralisme renouvelé et adapté au XXIe siècle

La Commission européenne et le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité ont présenté, mercredi 17 février, une nouvelle stratégie visant à renforcer la contribution de l’UE à un multilatéralisme fondé sur des règles (EUROPE 12604/6).

« L'UE croit que le multilatéralisme fondé sur les règles est indispensable pour relever les défis que le monde affronte aujourd'hui. Nous devons donc utiliser notre influence pour être à la hauteur de la tâche », a expliqué la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, devant les médias.

La communication commune, pleine de bonnes intentions, mais sans réelles nouveautés, comporte trois axes. Elle définit tout d’abord ce que l’UE attend du système multilatéral, c'est-à-dire, « rendre le monde plus sûr et le reconstruire en mieux » après la pandémie de Covid-19.

Pour l’UE, le système multilatéral doit promouvoir la paix et la sécurité dans le monde et défendre les droits fondamentaux, les valeurs universelles et le droit international « qui constituent le fondement des relations de coopération entre les pays et les peuples ». Elle a donc l'intention de promouvoir des solutions coopératives, tout en ayant une approche plus axée sur ses intérêts.

La communication définit aussi la manière dont l'UE peut atteindre ses objectifs. Selon le document, elle doit développer une approche plus rigoureuse et stratégique de ses engagements multilatéraux et contribuer à une réforme efficace des institutions multilatérales. L’UE devrait « participer activement au processus de réflexion dans le cadre du suivi de l'ONU75 pour soutenir les efforts visant à revigorer un multilatéralisme efficace et inclusif, ne laissant personne derrière ». 

Le renforcement des normes et accords internationaux et la réforme des organisations multilatérales pour les rendre plus efficaces - notamment les Nations Unies, l'Organisation mondiale de la santé et l'Organisation mondiale du commerce - sont d'autres priorités.

La communication commune plaide aussi pour une extension du multilatéralisme aux nouveaux enjeux mondiaux, dans des domaines où la gouvernance mondiale est limitée ou inexistante ou dans lesquels son renforcement est nécessaire, tels que la démocratie, l'État de droit, la fiscalité internationale, la coopération numérique, la protection des consommateurs, la dégradation de l'environnement, les océans, la gouvernance des ressources naturelles et la sécurité et la durabilité des matières premières ainsi que les technologies vertes et l'énergie renouvelable.

L’Union souhaite également renforcer son leadership et mieux utiliser sa capacité à agir en tant qu'« organisateur, courtier honnête et bâtisseur de ponts ». Pour cela, cependant, elle doit « exploiter plus efficacement sa force ». La communication plaide donc pour une cohérence accrue entre les actions extérieures de l'UE et ses politiques internes et pour le renforcement de la cohérence, l'unité et la solidarité entre l'UE et ses États membres, pour agir comme un seul homme, dans les forums multinationaux. « Cela nécessite des mécanismes de coordination plus efficaces entre l'UE et ses États membres autour de priorités communes et une plus grande volonté de tirer parti de la force collective de l'UE pour projeter ses valeurs et ses priorités à l'étranger », précise le document, qui ajoute que l’Union devrait notamment s’appuyer sur l’approche de ‘Team Europe’. 

« La Commission et le Haut Représentant utiliseront leur pouvoir d'initiative de manière plus ciblée pour améliorer la formulation des positions de l'UE à prendre dans les enceintes internationales », précise la communication, qui souhaite que le statut juridique ou les prérogatives de l'UE au sein des organisations internationales soient clarifiés ou améliorés.

Un engagement mondial réussi signifie également que l'UE doit approfondir les partenariats et les alliances avec des pays tiers, des organisations multilatérales et régionales, selon le document. L’Union entend stimuler ses relations avec les Nations Unies, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international. Elle propose aussi de promouvoir une coopération ciblée sur des questions précises et des initiatives ainsi que l’organisation d’un sommet annuel des responsables des organisations régionales afin de renforcer le rôle de ces organisations dans l’ONU. 

Enfin, la communication plaide pour un sommet régulier entre l’UE et les Nations Unies et un dialogue stratégique annuel avec le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme sur la politique des droits de l'homme et la coopération sur le terrain.

Voir la communication commune : https://bit.ly/3s5wvhw (Camille-Cerise Gessant)

Sommaire

RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19
COUR DE JUSTICE DE L'UE
ACTION EXTÉRIEURE
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
POLITIQUES SECTORIELLES
INSTITUTIONNEL
BRÈVES