La perte de biodiversité et le changement climatique étant « étroitement liés » à la croissance économique, il est nécessaire d’élargir le débat sur la durabilité en explorant des idées alternatives aux conceptions courantes de la croissance économique et du progrès, estime l’Agence européenne pour l’environnement (AEE), dans une note publiée lundi 11 janvier.
Cette note part d’un constat de l’AEE : non seulement il n’existe toujours pas de consensus entre les scientifiques sur la possibilité de découpler la croissance économique de la consommation des ressources à l’échelle mondiale, mais des études récentes tendent à montrer que ce découplage pourrait ne pas être possible.
En outre, le développement technologique a jusqu’à présent été associé à une augmentation de la consommation plutôt que l’inverse, souligne le document.
Estimant que la notion de croissance économique « est culturellement, politiquement et institutionnellement enracinée », l’Agence plaide donc pour que les initiatives politiques telles que le 'Pacte vert européen' exigent des changements à la fois technologiques, mais touchant également à la consommation et aux pratiques sociales afin que la société puisse croître en qualité plutôt qu'en quantité.
Enfin, si l’Agence reconnaît la forte corrélation entre la croissance économique et les indicateurs de santé et de bien-être, tels que l’espérance de vie et l’éducation, elle note que la croissance n’a pas contribué à réduire les inégalités, que ce soit entre les pays ou à l’intérieur de ceux-ci.
Voir la note de l’AEE : http://bit.ly/2K8ra98 (Damien Genicot)