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Bulletin Quotidien Europe N° 12538
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ACTION EXTÉRIEURE / Chine

L’UE discute de la situation des Ouïghours avec Pékin

Interrogé par EUROPE sur les actions de l’UE pour protéger les Ouïghours en Chine, un porte-parole de l'UE a expliqué, mardi 28 juillet, que le Service européen pour l’action extérieure et la Commission continuaient d'évoquer la situation des droits de l'homme au Xinjiang dans leurs contacts avec les autorités chinoises « à tous les niveaux, ainsi que dans les enceintes internationales, notamment au Conseil des droits de l'homme qui se tient actuellement à Genève ».

Selon le porte-parole, jusqu'à présent, les préoccupations soulevées par les Européens concernant le Xinjiang ont été systématiquement rejetées par les responsables chinois. « Nous continuerons néanmoins à soulever ces questions lors de réunions bilatérales avec les autorités chinoises et à exprimer nos préoccupations publiquement », a-t-il prévenu.

Le porte-parole a rappelé que l’UE avait également été à l'avant-garde des efforts internationaux visant à faciliter un accès significatif et un environnement propice aux visites d'observateurs indépendants dans la région. « Cela permettrait une évaluation indépendante, objective, impartiale et transparente de ce qui se passe », a-t-il expliqué.

Revenant sur les récentes allégations quant à une campagne de contrôle des naissances (EUROPE 12517/27), le porte-parole a insisté sur le fait qu’une évaluation indépendante était cruciale, tout comme l'organisation d'une visite « significative et transparente » des ambassadeurs de l'UE en Chine dans le Xinjiang. Selon lui, les Européens cherchent à organiser avec les autorités chinoises une telle visite dès que la situation du coronavirus le permettra et attendent des autorités qu'elles autorisent et facilitent ces visites.

De nombreux députés européens ont appelé le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité à passer à l’action (EUROPE 12535/18). Interrogé sur ces demandes, le porte-parole de l’UE n’a pas répondu, pas plus à la question de savoir si le sujet serait abordé lors d’un prochain Conseil 'Affaires étrangères'.

Selon lui, l’UE a déjà mis en place des contrôles à l'exportation de biens et de technologies à double usage et a introduit une série de contrôles sur les technologies de cybersurveillance. « Nous sommes en train de les renforcer davantage, par le biais d'une législation qui permettrait à l'UE de réagir rapidement et fermement, en particulier pour empêcher les exportations sensibles de technologies de cybersurveillance en raison de préoccupations liées aux droits de l'homme », a expliqué le porte-parole.

De son côté, le porte-parole de la Commission pour le Commerce, Daniel Rosario, avait rappelé que celle-ci était engagée à éliminer toute forme de violation des droits fondamentaux, y compris le travail des enfants et le travail forcé. « Dans le cadre de la politique de l'UE en matière de droit des sociétés, la diligence raisonnable doit s'appliquer tout au long de la chaîne d'approvisionnement », a souligné le porte-parole de l’UE.

Le commissaire à la Justice, Didier Reynders, pourrait proposer, en 2021, une proposition législative sur la gouvernance d’entreprise durable, notamment concernant l’environnement et les droits de l’homme. (Camille-Cerise Gessant)

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