Cinquante-trois députés européens ont demandé au Roi de Bahreïn, Hamad bin Issa Al Khalifa, jeudi 23 juillet, d'envisager de gracier ou de commuer la peine de mort de 12 condamnés.
Dans une lettre adressée au Roi, mais aussi, entre autres, au Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité et au Représentant spécial de l’UE pour les droits de l’homme, ils estiment qu’« une telle action servirait à faire progresser la réputation internationale » du pays.
Parmi ces douze individus figurent Mohammed Ramadan et Hussain Al Moosa, pour lesquels ces députés des groupes Verts/ALE, S&D, GUE/NGL, Renew Europe, CRE et ID du PE demandent la grâce. Le 13 juillet, le porte-parole du Service européen pour l’action extérieure avait appelé à la suspension de leur exécution (EUROPE 12527/27).
Les eurodéputés souhaitent que les dix autres individus soient graciés ou que leur peine soit commuée, rappelant que les Nations Unies avaient estimé que les exécuter « sans toutes les garanties possibles de procès juste et de procédure régulière » ou sans « enquête impartiale et rapide » quand il y a eu des « motifs raisonnables » de croire qu’ils ont été victimes de torture serait contraire aux obligations internationales de Bahreïn.
Plus généralement, les députés européens encouragent fortement le Roi à travailler à l’établissement d’un moratoire sur la peine de mort « en tant que première étape vers son abolition ».
Voir la lettre : https://bit.ly/3jJ3XY2 (Camille-Cerise Gessant)