À quelques exceptions près, le nombre de contrôles alimentaires officiels et les ressources humaines et financières qui leur sont allouées diminuent dans toute l'UE, a prévenu le BEUC, lundi 21 octobre.
Alarmé par cette tendance mise au jour dans un rapport qu'il a publié, le BEUC appelle les gouvernements à corriger le tir et la Commission à veiller à ce que les rapports annuels des États membres sur les contrôles qu'ils sont tenus de faire soient complets, faciles d'accès et comparables.
Selon ce rapport : - du personnel de contrôle a signalé qu'il ne disposait pas des ressources nécessaires pour s'acquitter de sa tâche ; - les contrôles des aliments les plus susceptibles de provoquer des intoxications alimentaires, comme les œufs, le lait et la viande, diminuent ; - les rapports nationaux rendent les comparaisons difficiles, voire impossibles ; - les États membres accordent une importance faible ou nulle aux contrôles de l'étiquetage ; - peu de pays publient les résultats des inspections des différents opérateurs et informent les consommateurs sur les normes d'hygiène dans les restaurants et les magasins d'alimentation.
« Notre rapport montre que les gouvernements nationaux rognent malheureusement sur les dépenses. Les consommateurs se demandent alors légitimement si les gouvernements veillent effectivement à ce que les entreprises respectent les règles - et s'ils ont les moyens de le faire », commente la directrice du BEUC, Monique Goyens.
Lien vers le rapport : http://bit.ly/35Pd7v4 (Aminata Niang)