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Bulletin Quotidien Europe N° 12353
POLITIQUES SECTORIELLES / Environnement

Selon PAN Allemagne et HEAL, l'évaluation de la cancérogénicité est faussée pour 40% des pesticides dans l'UE

Les évaluations de la cancérogénicité des substances actives de pesticides dans l'UE ne sont pas effectuées conformément aux lignes directrices applicables de l'UE et de l'OCDE pour 40% des substances actives, ce qui pourrait entraîner une exposition continue des agriculteurs et des consommateurs aux pesticides cancérigènes, selon un rapport publié le 21 octobre par Pesticide Action Network (PAN) Allemagne et HEAL (Health & Environment Alliance).

Le rapport, commandé par ces ONG au toxicologue Peter Clausing, repose sur l'analyse des sections sur la cancérogénicité des projets de rapports d'évaluation pour le renouvellement d’autorisation de dix substances actives. 

 Les ONG appellent donc la présidente élue de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à veiller à une application plus rigoureuse de la législation européenne et des documents d'orientation existants sur les pesticides, dans le cadre du Green Deal, qui vise notamment l'objectif zéro pollution.

« L'engagement en faveur d'une mise en œuvre rigoureuse de la législation européenne devrait être l'un des fondements de la réalisation de l'objectif européen de zéro pollution visant à prévenir les maladies et à protéger les populations, à commencer par les agriculteurs, contre les substances toxiques pour leur santé », commente la directrice de HEAL, Genon K. Jensen.

Pour trois substances actives (le chlorothalonil, le diuron, le forchlorfenuron), le résultat de l'examen est similaire à celui des autorités européennes

Pour trois autres (le folpet, le pirimicarbe et le thiaclopride, un néonicotinoïde tueur d'abeilles), les résultats divergent. Selon le rapport, les dangers ont été sous-estimés et ces substances auraient dû être classées comme ayant un potentiel cancérogène présumé pour l'homme (plutôt que soupçonné), ce qui conduirait à interdire leur commercialisation.

Pour le phosmet, l'examen montre que les autorités européennes auraient dû identifier de graves lacunes dans les données et ne tirer aucune conclusion au lieu d'affirmer qu'il n'est pas cancérogène, affirme le rapport.

Dans le cas de trois pesticides (captane, chlorprophame, dimoxystrobine), le rapport souligne qu'aucune conclusion ne peut être tirée en raison du manque d'informations. Pour consulter le rapport en anglais : http://bit.ly/32A6jPY  (Aminata Niang)

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