Biodiversité, économie circulaire, lutte contre les microplastiques, économie bleue échoient au commissaire désigné à l'Environnement et aux Océans, Virginijus Sinkevičius, 28 ans, qui, par écrit, s’« engage réellement à faire une réalité du Green Deal européen ».
À lire ses réponses écrites aux eurodéputés, la santé, la qualité de vie et le bien-être pour tous seront ses principes directeurs. Sa fibre écologiste et son expérience de ministre de l'Économie et de l'Innovation serviront sa mission et en font un atout jeunesse dans la manche d'Ursula von der Leyen.
« Je proposerai une nouvelle stratégie de la biodiversité pour 2030 couvrant Natura 2000, la déforestation, la dégradation des sols, les espèces et les habitats protégés, des mers et des océans durables. Je dirigerai aussi la réalisation de notre objectif commun de 'zéro pollution', qui nécessitera une approche globale en matière de qualité de l'air et de l'eau, de produits chimiques dangereux, d'émissions polluantes, de pesticides et de perturbateurs endocriniens », indique le benjamin de la future équipe.
La lutte contre la pollution de l'eau, par exemple, se concentrera sur les nutriments, les microplastiques et les médicaments.
Pour ce faire, il s'appuiera sur des données scientifiques probantes, car, « bien conçues, des politiques fondées sur une compréhension rigoureuse de la science et des impacts environnementaux, économiques et sociaux seront plus faciles à mettre en œuvre ».
Réduire la dépendance aux pesticides est, selon lui, une nécessité. « Notre ambition pour le 'zéro pollution' ne pourra être un succès si nous ne nous attaquons pas à l'utilisation des pesticides », prévient-il.
Déterminé à « agir avec fermeté contre les microplastiques ajoutés intentionnellement », il identifiera les applications plastiques auxquelles pourraient se substituer des applications biodégradables et établira un cadre réglementaire clair.
Pour le nouveau plan d'action sur l'économie circulaire à élaborer, il s'inscrit dans la continuité, annonçant vouloir « explorer les options pour s'attaquer aux autres secteurs à forte intensité de ressources comme l'alimentation ou les technologies de l'information et de la communication, en plus des textiles et de la construction ».
Sur les mesures législatives qu'il serait prêt à proposer pour garantir qu'à l'importation, l'UE ne contribue pas à la déforestation, il ne s'avance pas, annonçant « la poursuite des mesures prévues dans le nouveau cadre d'action ». (Aminata Niang)