La délégation de l’UE en Bosnie-Herzégovine a demandé, mardi 20 août, la formation du gouvernement national dans le pays.
La Bosnie-Herzégovine attend toujours la formation des différents gouvernements, plus de 10 mois après les élections du 7 octobre 2018.
« Nous regrettons que la présidence bosnienne ne soit pas parvenue à un accord sur la formation du gouvernement et nous invitons les membres de la présidence à surmonter leurs divergences dès que possible, dans l'intérêt de tous les citoyens », a souligné la délégation sur Twitter. Le point d’achoppement porterait sur une possible adhésion du pays à l’OTAN.
Tout en rappelant que l’UE était prête à faciliter le processus, la délégation a prévenu qu’il incombait aux dirigeants locaux d’engager le dialogue et de veiller à ce que toutes les autorités soient formées.
Le temps presse. L’accord entre les dirigeants des partis politiques, en date du 5 août, a une durée de 30 jours et sera considéré comme nul si ce Conseil – le gouvernement national – n’est pas formé d’ici là.
L’accord, facilité par le représentant spécial de l’UE, Lars-Gunnar Wigemark, avait été salué par le porte-parole du Service européen pour l’action extérieure, estimant qu’il constituait « un important pas en avant » pour le pays et ses citoyens. « La formation d'un gouvernement est également cruciale pour l'avancement du pays dans le processus d'intégration à l'UE », avait-il rappelé. Il avait prévenu que les dirigeants devaient procéder à la formation des autorités et permettre le fonctionnement régulier de toutes les institutions sans plus attendre, afin d'assurer la mise en œuvre des réformes attendues.
Par ailleurs, le 8 août, le Conseil a nommé l’Autrichien Johann Sattler nouveau Représentant spécial de l’UE en Bosnie-Herzégovine. Il remplacera, le 1er septembre prochain, M. Wigemark, en poste depuis 2015. (Camille-Cerise Gessant)