La mort du randonneur français Simon Gautier, dont le corps a été retrouvé neuf jours après sa chute dans un ravin du sud de l'Italie (et son appel aux services de secours), pose la question du déploiement des services de localisation des appels d'urgence en Europe. Où en est l'Europe en la matière ?
Le cadre juridique existant (Directive 2009/136/CE, dite 'service universel') ne prévoit pas d'obligation de localisation des appareils portables, seulement des réseaux de télécommunications.
Seule une dizaine d'États membres recourt déjà à un système de positionnement par satellite, de leur propre initiative ou en participant à un projet pilote de la Commission européenne. Il s'agit du Royaume-Uni, de l'Estonie, de la Belgique, de la Finlande, de l'Irlande, de la Lituanie, de Malte, des Pays-Bas et de la Slovénie. Toutefois, la situation devrait changer à partir de décembre 2020, date à laquelle tous les États ont l'obligation de mettre en œuvre le code des communications électroniques (Directive 2018/1972).
Deux projets pilotes ont été lancés par la Commission européenne. Le premier, Help 112, a été lancé en 2015 pour tester et valider la géolocalisation automatique des appels de secours (Advanced Mobile Location ou AML). En conséquence, la technologie a été déployée en Lituanie et dans certaines régions de l'Autriche et testée (mais non déployée) au Royaume-Uni et en Italie. Le second projet pilote, intitulé 'Help II', a été lancé en novembre 2018 avec la participation de la Croatie, du Danemark, de la France, de l'Allemagne, de la Hongrie, du Portugal et de la Suède.
La Commission européenne a fait savoir qu'elle allait entrer en contact avec les autorités italiennes pour prendre connaissance des circonstances entourant la mort du randonneur français. (Sophie Petitjean)