La Banque européenne d'investissement (BEI) songe à cesser, d'ici fin 2020, le financement d'énergies fossiles, selon un plan dévoilé vendredi 26 juillet, mais qui doit encore être approuvé par les 28 pays membres de l'UE.
La BEI souhaite « accroître son soutien à la transition énergétique dans l'UE ».
L'Irlandais Andrew McDowell, l'un des huit vice-présidents de la BEI, a estimé qu'arrêter de financer les énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz naturel) était « conforme aux engagements pris par l'Europe lors de l'Accord de Paris sur le climat ».
Signé en 2015, cet accord prévoit de contenir, d'ici à 2100, le réchauffement climatique bien au-dessous de 2 degrés par rapport aux niveaux préindustriels et, si possible, de viser à poursuivre les efforts pour limiter la hausse des températures à 1,5 degré. Pour y arriver, il faudrait réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre, dont les énergies fossiles sont à l'origine.
En 2018, la Banque a fourni 2,5 milliards d'euros pour des projets dans le domaine des énergies fossiles. L'ONG Friends of the Earth espère que le conseil des gouverneurs de la BEI approuvera le projet qui vise à changer la donne. « Ces discussions vont commencer en septembre », a précisé M. McDowell.
Ursula von der Leyen, la future présidente de la Commission, a proposé de transformer la BEI en une « banque du climat ». (Lionel Changeur)