Comme elle le fait depuis l'été 2018, la Commission européenne a continué, lundi 8 juillet, à inciter les États membres à se mettre d’accord sur les régimes temporaires de désembarquement de migrants, alors que de nouveaux bateaux d’ONG sont arrivés dans les eaux européennes ces derniers jours et que des solutions provisoires ont dû être trouvées en raison du refus italien de les faire débarquer en Italie.
La Commission réagissait au dernier cas intervenu autour du navire Alan Kurdi de l’ONG allemande Sea-Eye, du nom de ce petit garçon retrouvé noyé en Turquie en 2015. Secourus en mer, 65 migrants devaient ainsi être pris en charge par Malte, puis être répartis entre différents États membres, a annoncé le gouvernement, le 7 juillet au soir.
Les forces armées maltaises ont, par ailleurs, porté secours, dimanche, à un groupe de 58 autres migrants sur une embarcation en train de couler en mer, selon l’AFP. Au moins la moitié d’entre eux seront accueillis par d’autres pays européens, a précisé le Premier ministre maltais, Joseph Muscat. L’Allemagne pourrait prendre 40 personnes. La Finlande a offert d'accueillir 8 personnes.
Les travaux du Conseil de l’UE sur ce dispositif temporaire de débarquement vont reprendre sous présidence finlandaise, alors que la Roumanie a déjà mis au point des lignes directrices provisoires. La migration sera aussi l'un des sujets discutés à Helsinki les 18 et 19 juillet, lors de l'informelle Justice et Affaires intérieures. (Solenn Paulic)