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Bulletin Quotidien Europe N° 12243
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INSTITUTIONNEL / Roumanie

Le président Klaus Iohannis va tenter de freiner certaines réformes controversées en les soumettant à référendum

Le président roumain Klaus Iohannis, membre du PPE, a annoncé, jeudi 25 avril, qu’un référendum serait organisé le 26 mai, jour des élections européennes, pour sonder l'opinion des citoyens sur les récentes réformes controversées entamées par le gouvernement social-démocrate, allié aux libéraux, notamment sur la réduction des délais de prescription pour les affaires de corruption ou l'amnistie de certains officiels condamnés pour de tels faits. 

De récentes réformes du Code pénal adoptées par le Parlement roumain, pas plus tard que le 24 avril, soulèvent « de très grandes préoccupations », a commenté, vendredi 26 avril à Bruxelles, la commissaire européenne à la Justice, Věra Jourová, lors de la présentation du tableau de bord sur la justice (voir article lié). 

La commissaire a relevé « une accumulation de facteurs » qui pourraient résulter dans la violation de l’indépendance du pouvoir judiciaire. La Commission « analyse » les derniers développements, a dit la responsable européenne, qui a noté que les citoyens scrutaient aussi cela de très près et aspiraient à « une justice aveugle » qui ne traite personne différemment, y compris les responsables politiques. 

Le parti PPE a aussi réagi à ces récents amendements du Code pénal, qui ne sont pas encore entrés en vigueur. Dans un communiqué publié le 26 avril, le président du PPE, Joseph Daul a estimé « décourageant de constater que la coalition gouvernementale d'un État membre de l'UE modifie ses codes pénaux pour garantir que son chef et les autres politiciens ne seront pas tenus de répondre de leurs actes ». « Un tel comportement de la coalition PSD-ALDE n'est ni pro-européen ni digne d'une alliance au pouvoir. » Le Français a par ailleurs loué l’initiative référendaire prise par le président. 

M. Iohannis a expliqué que ce référendum serait un test pour ou contre le gouvernement du PSD (parti social-démocrate) et qu’il serait notamment demandé aux citoyens s’ils approuvent la suppression des possibilités d’amnistie pour les personnes condamnées dans des affaires de corruption ainsi que la fin des décrets judiciaires d’urgence. En cas de réponse en ce sens, « il faudra agir », a expliqué le président. (Solenn Paulic)

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