Le dialogue aura fini par payer : Facebook est finalement revenu sur ses nouvelles règles encadrant la publicité politique en introduisant une exception le temps des élections européennes (EUROPE 12238/13).
Pour rappel, le géant américain des réseaux sociaux avait activé, fin mars, de nouveaux outils pour encadrer la publicité politique diffusée sur son réseau et empêcher toute ingérence lors des élections européennes de mai prochain (EUROPE 12225/24). Parmi ces mesures, Facebook avait choisi d'interdire les publicités politiques des partis dans les pays où ceux-ci n'avaient pas de représentation légale, ce qui constituait un obstacle de taille pour les partis européens.
À l'heure actuelle, 19 profils Facebook correspondent à des familles politiques européennes. La Commission européenne avait réagi quelques semaines plus tard en indiquant que rien, dans le code de bonnes pratiques contre la désinformation, ne poussait Facebook à agir de la sorte et que des discussions avaient été entamées.
Mi-avril, plusieurs partis politiques avaient écrit au patron de Facebook, Mark Zuckerberg, pour dénoncer des mesures « injustifiées » et « inutiles ».
Selon le journal Le Monde, le réseau social se serait finalement engagé à ne pas appliquer temporairement ces nouvelles règles au Parlement européen, aux groupes politiques présents dans l’hémicycle et aux partis politiques paneuropéens enregistrés à Bruxelles. Il l'aurait fait savoir dans un courrier daté du 18 avril et adressé au président du Parlement européen, Antonio Tajani.
Au rendez-vous de midi des journalistes, la Commission européenne a rappelé, mardi 23 avril, que les trois institutions européennes – Commission, PE, Conseil (EUROPE 12238/13) – avaient écrit à Facebook et attendaient maintenant de recevoir une réponse à cette lettre. « Nous avons vu certaines annonces dans la presse, que nous accueillons positivement, mais nous devons encore voir comment ces détails se matérialiseront », a indiqué une porte-parole.
Selon Le Monde, l'exception courrait du 25 avril au 26 mai.
Voir la lettre des partis européens : http://bit.ly/2vkPLME. (Sophie Petitjean)