L'Union européenne, par la voix notamment des présidents de la Commission, du Conseil européen et du PE, a condamné, dimanche 21 avril, les attentats commis au Sri Lanka dans des hôtels et des églises qui ont fait au moins 310 morts et 500 blessés. L'organisation État islamique a revendiqué ces attaques mardi 23 avril.
Le même jour, la porte-parole de la Commission, Mina Andreeva, a rappelé que l’UE était disposée à fournir de l'aide. « L’UE est prête à envoyer de l’aide de quelque façon que ce soit », a-t-elle souligné, souhaitant « de la force et du courage » au Sri Lanka.
Interrogé par EUROPE concernant cet éventuel soutien, le Service européen pour l’action extérieure (SEAE) a précisé qu'à la suite de la demande du président sri lankais à la communauté internationale de soutenir son gouvernement, y compris dans les domaines techniques de la médecine légale et de l'assistance aux forces de l'ordre, l’UE envisageait d'apporter une assistance future au secteur de la justice et était prête à renforcer la coopération dans le secteur de la sécurité et de l'application de la loi.
Par ailleurs, rapidement après les attaques, le plan de réponse consulaire européen a été activé et la délégation de l’UE sur place est en contact permanent avec le centre sri lankais de gestion des catastrophes et les États membres. Cette délégation a pris la tête de la coordination de l'aide apportée aux citoyens européens. « À la demande de l'UE, une réunion d'information a été organisée par le Premier ministre, notamment sur la situation des ressortissants européens », a ajouté le SEAE.
Quelques heures après les premiers attentats, la Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, avait souligné la solidarité de l’UE avec les autorités et le peuple sri lankais « en ces temps difficiles ».
« Le dimanche de Pâques est un moment spécial pour les chrétiens du monde entier [...] De tels actes de violence en ce jour saint sont des actes de violence contre toutes les croyances et cultes et contre tous ceux qui chérissent la liberté de religion et le libre choix du culte », avait-elle précisé.
Dans une déclaration commune, la secrétaire générale du SEAE, Helga Schmid, et l’ambassadeur américain auprès de l’UE, Gordon Sondland, avaient aussi estimé : « le terrorisme n'a pas sa place dans notre monde ». « Chacun devrait être libre de pratiquer sa propre foi sans crainte », avaient-ils ajouté. (Camille-Cerise Gessant)