L'Union européenne a souligné, vendredi 22 mars, que le plateau du Golan n'était pas un territoire israélien après l'annonce, la veille, par le président américain, Donald Trump, qui a promis la reconnaissance de la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan, conquis par l'État hébreu à la Syrie en 1967.
Interrogé sur le sujet à l'issue du Conseil européen, le président Donald Tusk a précisé que le sujet n'avait pas été discuté, car « la position de l'UE était bien connue et n'avait pas changé ».
« L'UE, conformément au droit international, ne reconnaît pas la souveraineté d'Israël sur les territoires occupés par Israël depuis juin 1967, y compris le plateau du Golan, et ne les considère pas comme faisant partie du territoire israélien », a précisé une porte-parole de l'UE.
La vice-présidente du groupe S&D au PE chargée des Affaires étrangères, Elena Valenciano, a, elle, durement jugé les propos américains. « Le président Trump continue ses manipulations irresponsables au Moyen-Orient […] Encore une fois, il brise le consensus international et va à l'encontre du droit international. Le redécoupage des frontières nationales par l'occupation et l'annexion militaires est achevé et inacceptable au XXIe siècle », a-t-elle expliqué.
Alors que le plan pour la paix américain est toujours attendu, la députée a appelé l'UE et les États membres à « s'en tenir au consensus international et au droit international et à commencer à jouer un véritable rôle politique dans les efforts de paix ». (Camille-Cerise Gessant)