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Bulletin Quotidien Europe N° 12089
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ACTION EXTÉRIEURE / Libye

L’UE appelle au plein respect de l’accord de cessez-le-feu

Saluant le cessez-le-feu conclu le 4 septembre entre les groupes armés impliqués dans les combats près de Tripoli ces derniers jours, la porte-parole du Service européen pour l’action extérieure a appelé, mercredi 5, toutes les parties concernées à « respecter pleinement l'accord et à en appliquer toutes les dispositions dans un esprit de compromis et dans l'intérêt du peuple libyen ». 

Si cet accord est une « mesure bienvenue qui devrait conduire à la nécessaire désescalade de la violence à Tripoli et dans ses environs », la porte-parole a souhaité que les parties prenantes « légitimes » aillent plus loin. Selon elle, l'UE attend de celles-ci qu'elles redoublent d'efforts pour mettre fin à la transition politique et mettre en place des institutions démocratiques permanentes capables d'agir dans l'intérêt de tous les Libyens. 

« Nous continuerons d'appuyer le processus de médiation inclusif mené par les Nations Unies afin de trouver une solution durable à la crise politique en Libye », a prévenu la porte-parole. 

L’accord de cessez-le-feu, signé sous l'égide de l'envoyé spécial de l'ONU en Libye, Ghassan Salamé, a pour objectif de mettre fin à toutes les hostilités, de protéger les civils et de sauvegarder les biens publics et privés, selon la mission de l’ONU en Libye (MANUL). Il prévoit aussi la réouverture du seul aéroport international en service près de Tripoli, fermé depuis le 31 août en raison des combats. 

La GUE demande l'évacuation des migrants et réfugiés

Par ailleurs, le groupe GUE/NGL au Parlement européen, inquiet de la détérioration de situation de milliers de réfugiés et de migrants détenus et bloqués à Tripoli, a appelé l'UE et les États membres à prendre des mesures urgentes pour les mettre en sécurité au sein de l'UE. 

Selon le groupe, en raison des récents combats, les gardes des centres de détention ont fui, ce qui rend les réfugiés encore plus vulnérables aux groupes armés et aux trafiquants. 8 000 réfugiés et migrants auraient été abandonnés à leur sort, sans eau ni nourriture, à Tripoli, selon la GUE/NGL. (Camille-Cerise Gessant)

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