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Bulletin Quotidien Europe N° 12080
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ACTION EXTÉRIEURE / Maldives

L’UE n’a encore pris aucune décision concernant les sanctions

Une porte-parole de l’UE a expliqué, mercredi 22 août à EUROPE, qu’aucune décision n’avait encore été prise concernant l’adoption de sanctions ciblées contre des Maldiviens.

La veille, dans une interview au journal EP Today le député européen Tomáš Zdechovský (PPE, tchèque) a annoncé que 41 noms se trouvaient sur la liste des mesures à prendre à l'encontre des Maldives. Il a laissé entendre que ces sanctions pourraient être adoptées après les élections présidentielles, dont le premier tour est prévu pour le 23 septembre.

« La position de l'UE concernant la situation aux Maldives a été définie conjointement par les 28 États membres dans les conclusions du Conseil adoptées en février (EUROPE 11969), qui ont été suivies du cadre pour des mesures restrictives ciblées, adopté en juillet », a expliqué la porte-parole (EUROPE 12063). « Toute décision de suivi à cet égard relève des prérogatives du Conseil de l'Union européenne et n'a pas encore été prise », a-t-elle ajouté.

De son côté, l'ambassadeur des Maldives auprès de l'UE, Ahmed Shiaan, aurait déclaré à des médias d'État qu'il ignorait qu'une telle liste avait été dressée.

La porte-parole de l’UE a précisé que les députés européens Tomáš Zdechovský, Maria Gabriela Zoană (S&D, roumaine) et Ryzsard Czarnecki (CRE, polonais), l'ancien président du Comité économique et social européen (CESE), Henri Malosse, et Madi Sharma, membre du CESE, s’étaient rendus aux Maldives ces derniers jours « en leur qualité privée et non officielle ». Sur place, ils ont fait de nombreuses déclarations concernant la situation politique et les élections à venir.

Selon M. Shiaan, le gouvernement maldivien n'était pas au courant de leur voyage. Il a accusé les Européens d'« enfreindre la réglementation maldivienne en matière de visas ».

Selon la porte-parole de l’UE, le Service européen pour l’action extérieure continue de suivre de près la situation dans le pays « dans la période précédant les élections présidentielles ». Le SEAE « prend note des allégations et des décisions existantes et qui peuvent nuire à la confiance des électeurs », a-t-elle ajouté, précisant qu’il était « essentiel que l'environnement préélectoral soit transparent et propice à la tenue d'élections crédibles et inclusives ». (Camille-Cerise Gessant)

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