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Bulletin Quotidien Europe N° 12073
ACTION EXTÉRIEURE / Iran

Une réponse européenne à l’emprisonnement des binationaux européens-iraniens centrée sur le dialogue politique

La défense des droits de l’homme reste une partie fondamentale de la politique européenne de réengagement avec l’Iran, a déclaré un porte-parole de l’UE à EUROPE, interrogé sur la situation des binationaux UE/Iran emprisonnés dans le pays. 

Depuis 2016, les deux parties se sont engagées dans un ‘dialogue de haut niveau’ pour discuter de la situation en Iran et aborder les inquiétudes que suscite la situation de ces binationaux. 

« L'UE surveille étroitement les cas de citoyens à la fois européens et iraniens en Iran », a expliqué le porte-parole. Toutefois, la responsabilité de la protection consulaire incombe aux États membres. C’est pour cela que l'UE « soulève des cas individuels avec les autorités iraniennes directement » seulement « à la demande des États membres et/ou des membres de la famille des binationaux », selon le porte-parole. C’est le cas, par exemple, du professeur Ahmadreza Djalali, condamné à mort en octobre 2017. 

Dans la résolution du Parlement européen du 31 mai, les eurodéputés ont appelé à la création d’une « équipe spéciale interne » pour l’assistance des binationaux emprisonnés et condamnés en Iran (EUROPE 12031). Pour le moment, le Service européen d’action extérieure n’a pas répondu à cet appel, mais l’UE a mis en place d'autres mécanismes de coopération avec l’Iran. 

La Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, et le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, se sont notamment engagés, en avril 2016, à discuter et à procéder à un échange de visites sur les droits de l’homme dans le cadre du Dialogue politique de haut niveau entre l’UE et l'Iran (EUROPE 11534). 

Ce mécanisme de communication a été mis en avant au PE par le commissaire pour l’Aide humanitaire et la Gestion de crises, Christos Stylianides, lors du débat sur la résolution, le 31 mai. Lors des deux cycles de discussions dans le cadre du Dialogue politique, en février 2016 et novembre 2017, « un certain nombre de questions a été soulevé, y compris la peine de mort, les droits de la femme et les conditions dans les prisons iraniennes », a-t-il affirmé. Le commissaire a estimé qu’il y avait une « ouverture aussi sur le côté iranien pour s'engager de manière constructive ». (Carmen García, stage)

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