L’EMB (European Milk Board) a indiqué, dans un communiqué publié mercredi 9 mai, qu’elle ne s’opposait pas au projet de réduire de 5 % les dépenses agricoles sur la période 2021-2027, l’essentiel étant, selon elle, d’arriver à garantir des prix équitables pour les producteurs.
« Une réduction des fonds agricoles n’a de sens que si, dans le même temps, il est possible d’atteindre des prix couvrant les coûts », précise l’EMB.
Erwin Schöpges, président de l’EMB, n’est pas opposé à une réduction de la dépendance des producteurs aux subventions : « Nous, les producteurs de lait, ne demandons pas mieux que de tirer nos revenus de la vente de notre lait. Encore faudrait-il pour cela que les prix suffisent à couvrir les coûts, c’est-à-dire que notre lait ne doit pas se vendre à un prix inférieur aux coûts de production comme c’est le cas actuellement. » Pour lui, si la politique communautaire prévoit de réduire les subventions, il est d’autant plus urgent de créer les conditions nécessaires pour que les prix couvrent les coûts. Jusqu’ici, l’écart entre les prix et les coûts était atténué par les versements directs. L’EMB demande un cadre juridique permettant de maintenir l’équilibre entre l’offre et la demande, et donc d’obtenir des prix stables et suffisants pour couvrir les coûts. Le 'programme de responsabilisation' face au marché de l’EMB prévoit, par exemple, une renonciation volontaire aux livraisons en cas de déséquilibre du marché. (Lionel Changeur)