La porte-parole du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) a demandé à l’Azerbaïdjan, jeudi 12 avril, de remédier aux lacunes observées notamment lors des élections présidentielles anticipées qui s'étaient tenues la veille.
Ces élections ont vu, sans surprise, la réélection d’Ilham Aliev, pour un quatrième mandat avec 86,1 % des voix.
« L'UE attend des autorités azerbaïdjanaises qu'elles prennent en compte et appliquent les recommandations de l'OSCE/BIDDH relatives à ces élections et aux précédentes », a souligné la porte-parole dans un communiqué, précisant la volonté de l’UE d’aider dans ce processus.
Reprenant les résultats de la Mission d’observation électorale de l’OSCE, la porte-parole du SEAE a précisé que les élections s’étaient déroulées « dans un environnement politique restrictif et en vertu de lois qui restreignent les droits fondamentaux, notamment la liberté de réunion, d'expression et des médias ». Le jour du scrutin, « les observateurs ont fait état d'un mépris généralisé pour les procédures obligatoires, d'un manque de transparence et de nombreuses irrégularités graves », a-t-elle ajouté. Cependant, les autorités ont « fait preuve d'une attitude positive à l'égard des observateurs internationaux, qui étaient en mesure d'opérer librement », a noté la porte-parole.
Selon elle, l'UE espère poursuivre le dialogue et travailler en étroite collaboration avec Bakou, notamment en vue d'aborder les questions « fondamentales » de la démocratie et des droits de l'homme. Le bilan du pays dans ces domaines est l’un des pires au monde. (Camille-Cerise Gessant)