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Bulletin Quotidien Europe N° 11973
POLITIQUES SECTORIELLES / Énergie

Inquiète de l'impact du nouveau conflit gazier entre la Russie et l'Ukraine, l'UE propose une médiation

Le vice-président de la Commission européenne chargé de l'Union de l'énergie, Maroš Šefčovič, a souligné les préoccupations de l'UE, vendredi 2 mars, quant aux possibles conséquences sur les livraisons de gaz russe vers l'UE du nouveau conflit gazier entre l'Ukraine et la Russie, suite au refus du gazier russe Gazprom de livrer du gaz à l'Ukraine, au lendemain d'un verdict en sa défaveur du tribunal d'arbitrage de Stockholm.

Pour la Commission, « la situation soulève des inquiétudes, non seulement pour la livraison directe de gaz naturel à l'Ukraine, mais aussi éventuellement pour le transit du gaz vers l'UE », a déclaré M. Šefčovič, appelant « toutes les parties concernées, entreprises et ministères en Ukraine et en Russie, à trouver des solutions immédiates en conformité avec la décision du tribunal d'arbitrage de Stockholm ».

Suite à une décision du tribunal d'arbitrage de Stockholm, mercredi 28 février, ordonnant à Gazprom de payer 2,56 milliards de dollars au gazier ukrainien Naftogaz afin de solder leur contentieux de longue date sur le paiement de livraisons de gaz, Gazprom a refusé de reprendre ses livraisons à l'Ukraine.

Selon les informations dont la Commission disposait vendredi, « la situation d'urgence éventuelle » dans le réseau de transport de gaz ukrainien reposait sur trois éléments : une faible pression « particulièrement problématique » dans les circonstances actuelles (basses températures et forte demande de gaz) ; l'incapacité de Gazprom et Naftogaz à s'entendre sur les conditions d'importation du gaz malgré le verdict du tribunal arbitral de Stockholm, qui a conduit au refus de la livraison de gaz pour les mêmes volumes prépayés par Naftogaz ; des « défis » liés à l'étroitesse des marchés au comptant et des « difficultés » techniques liées à la hausse des flux inversés de gaz en provenance de l'UE.

« La Commission est prête à piloter un processus trilatéral qui, par le passé, s'est déjà révélé efficace dans des situations de désaccord », a indiqué M. Šefčovič, vendredi.

Le vice-président de la Commission, qui devait s'entretenir avec les ministres ukrainien et russe de l'Énergie afin d'évaluer la situation et de convenir des prochaines étapes nécessaires, a rappelé « l'importance que la Russie et l'Ukraine réaffirment leurs positions respectives de fournisseur fiable et de pays de transit du gaz, comme ce fut le cas ces dernières années ». (Emmanuel Hagry)

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