Dix-neuf ONG, dont Human Rights Watch, Amnesty International ou encore le Danish Refugee Council, ont demandé, lundi 23 octobre, au Premier ministre grec, Alexis Tsipras, de mettre un terme à la « politique de confinement » des demandeurs d'asile sur les îles de la mer Égée.
« Des milliers de personnes, y compris de très jeunes enfants, des femmes célibataires ou enceintes et des personnes handicapées, sont confinées dans des conditions catastrophiques à l'approche de l'hiver. Forcer les demandeurs d'asile à rester dans des conditions qui portent atteinte à leur bien-être, leur santé et leur dignité ne peut être justifié par la mise en œuvre de l'accord UE-Turquie », ont déclaré les organisations.
Depuis la mise en œuvre de la déclaration UE-Turquie, en mars 2016, les îles grecques de Lesbos, Chios, Samos, Kos et Leros sont devenues des lieux de confinement indéfinis, écrivent-elles. Des milliers de femmes, d'hommes et d'enfants sont pris au piège dans des « conditions déplorables et instables et nombre d'entre eux se voient refuser l'accès à des procédures d'asile adéquates ». Les demandeurs d'asile qui sont arrivés sur les îles dans les premiers jours de la mise en œuvre de l'accord UE-Turquie y sont restés bloqués pendant près de 19 mois.
La situation est particulièrement critique à Samos et à Lesbos, où plus de 8 300 demandeurs d'asile et migrants vivent dans des hotspots prévus au départ pour 3 000 personnes. (Solenn Paulic)