La Commission européenne a démenti, lundi 23 octobre, les affirmations attribuées à Jean-Claude Juncker dans le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ) selon lesquelles le président de la Commission aurait trouvé une Theresa May très affaiblie et en demande, lundi 16 octobre dernier, lors d’un dîner organisé à Bruxelles entre le Premier ministre britannique et les chefs de la négociation ‘Article 50’, à savoir le négociateur de l’UE, Michel Barnier, ainsi que Jean-Claude Juncker et son chef de cabinet, Martin Selmayr.
Déjà accusé d’avoir fait fuiter des éléments d’un dîner soi-disant « désastreux » à Londres le 26 avril dernier entre ces mêmes responsables, le chef de cabinet a démenti fermement, sur son compte Twitter, être à l’origine des éléments publiés par la FAZ.
Selon ce journal, Jean-Claude Juncker aurait dit de Mme May qu’elle était venue « mendier de l'aide » et qu’elle s’était présentée « découragée » et très faible. « Certains veulent servir leur propre agenda politique ou miner les négociations », a réagi Margaritis Schinas, porte-parole de la Commission, ajoutant que Jean-Claude Juncker n’aurait « jamais utilisé ces mots », ni dit quelque chose de ce type.
Le porte-parole a aussi balayé les accusations selon lesquelles l’UE voudrait être punitive. « On a dit à de nombreuses reprises que l’on travaillait en faveur d’un accord équilibré ».
Réunis à Bruxelles vendredi 20 octobre, les leaders européens avaient fait un geste envers Mme May en acceptant de commencer à parler entre eux des futures relations commerciales avec Londres (EUROPE 11888). (Solenn Paulic)