Les ministres des Affaires étrangères des pays latino-américains et caribéens ont décidé de reporter sine die la tenue du sommet entre leurs pays et ceux de l'Union européenne, initialement prévu fin octobre à San Salvador.
S'appuyant sur l'initiative de dix pays latino-américains, cette décision est due à la crise politique au Venezuela et, notamment, la tentative du régime Maduro de court-circuiter l'Assemblée nationale, contrôlée par l'opposition politique, par le biais d'une Assemblée nationale constituante élue fin juillet malgré le boycott de l'opposition.
L'information, relayée mardi 19 septembre par l'agence Aqui Europa, n'a pas encore été confirmée officiellement par le Service européen d'action extérieure (SEAE). Ce dernier s'est limité à indiquer qu'aucune décision officielle n'avait encore été prise, la question devant être débattue « cette semaine » en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies.
Le Parlement européen a demandé, la semaine dernière, l'imposition de sanctions ciblées contre le régime Maduro (EUROPE 11862). Son président, Antonio Tajani, a d'ores et déjà fait savoir qu'il ne se rendrait pas à San Salvador fin octobre si le sommet UE/CELAC avait lieu. Les États membres sont disposés à envisager des mesures coercitives. (Mathieu Bion)