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Bulletin Quotidien Europe N° 11820
INSTITUTIONNEL / Eu2017ee

M. Juncker veut que le numérique devienne l’ADN de l’UE

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a soutenu, vendredi 30 juin, la Présidence estonienne du Conseil de l’UE résolue à décliner l'agenda numérique dans l'ensemble des politiques sectorielles européennes.

« Je sais que notre futur est numérique. C’est dans l’ADN de l’Estonie, cela doit devenir l’ADN de l’UE », a expliqué M. Juncker lors d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre Jüri Ratas, tout en reconnaissant qu’il ne possédait pas de smartphone.

Pays où l’accès à Internet est reconnu comme un droit de l’homme, l’Estonie a fait du numérique une de ses priorités de présidence qui débute samedi 1er juillet. Selon M. Juncker, un déploiement réussi de la technologie 5G permettrait de créer des activités nouvelles à hauteur de 146 milliards d’euros par an et devrait créer 2,4 millions d’emplois au sein de l’UE.

5ème liberté fondamentale

« J’espère que la liberté de mouvement des données sera acceptée comme 5ème liberté fondamentale », avec celles des personnes, des biens, des services et des capitaux, a expliqué M. Ratas. La Présidence estonienne considère le numérique comme une question horizontale, ajoutant que les quatre autres libertés sont de plus en plus liées au numérique.

Selon M. Ratas, un véritable marché digital européen contribuerait à hauteur de 400 milliards d’euros à l’économie européenne et créerait des milliers de nouveaux emplois.

La Commission devrait présenter, en septembre une proposition sur la liberté de mouvement des données, a rappelé à EUROPE le vice-président de la Commission chargé du marché unique numérique, Andrus Ansip, (EUROPE 11785).

Pas de liberté sans sécurité

Mais M. Juncker a aussi rappelé que le développement du numérique doit se faire en sécurité. En 2016, il y a eu, selon lui, 4000 cyber-attaques par jour, soit une augmentation de 300% par rapport à 2015. « L'ampleur des risques est significative : d'ici 2020, il y aura 50 milliards d'appareils connectés », a-t-il rappelé.

Ainsi, la Commission va présenter, en septembre, une nouvelle stratégie de l’UE sur la cybersécurité, avec des actions ciblées, et notamment un mandat renouvelé pour l'agence européenne chargée de la sécurité des réseaux et de l'information (ENISA) (EUROPE 11812). « Nous devons nous occuper de la question de la cybersécurité bien plus sérieusement », a aussi reconnu M. Ansip devant un petit groupe de journalistes. Il a ajouté qu'il fallait aussi éduquer les gens à être plus prudents sur Internet.

Depuis novembre 2014, la Commission a présenté 35 propositions législatives en rapport avec l'agenda numérique. Et le trio de présidence Estonie-Bulgarie-Autriche s’est fixé comme objectif de parvenir à un accord sur tous ces dossiers d’ici fin 2018.

Les autres priorités de la Présidence estonienne sont la sécurité, l'innovation, l'ouverture économique et l'insertion sociale en Europe. (Camille-Cerise Gessant)

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