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Bulletin Quotidien Europe N° 11813
CONSEIL EUROPÉEN / Royaume-uni

Les Vingt-sept entendront Theresa May sur les droits des citoyens et valideront la procédure pour relocaliser les agences européennes 

Réunis trois jours après le lancement des négociations avec Londres sur le Brexit, les Vingt-sept entendront jeudi 22 juin au soir, à l’issue du dîner, le Premier ministre britannique, Mme Theresa May, leur expliquer la situation politique interne au Royaume-Uni dans la foulée des élections du 8 juin, élections dont elle ressort affaiblie (EUROPE 11805).

Puis ils l’écouteront leur expliquer les grandes lignes du projet du gouvernement sur les droits des citoyens européens et britanniques dans le cadre du Brexit, projet sur lequel le négociateur britannique, David Davis, escompte un accord rapide et qui devrait être présenté plus en détail par Londres la semaine prochaine. La responsable britannique devrait présenter les grands principes de ce projet sur les citoyens, mais il n'a pas été jugé pertinent de mettre, dès jeudi soir, un document détaillé sur la table du Conseil européen, a expliqué une source diplomatique.

Mme May, qui devrait aussi, pendant cette fin de dîner, rappeler aux Vingt-sept sa position sur les négociations du Brexit, sera en tout cas priée, juste après, de quitter ses collègues. Une nouvelle session sur le Brexit s’ouvrira alors à 27, car Donald Tusk n’a pas du tout l’intention d’ouvrir le débat à 28 sur cette question, a dit une source.

Lors de cette session à vingt-sept, le négociateur de l’UE, Michel Barnier, informera ses interlocuteurs de la première journée de négociations avec Londres, intervenue le 19 juin et qui a notamment permis aux deux parties de s’entendre sur l’organisation des discussions (EUROPE 11811).

Puis les dirigeants européens s’attaqueront au dossier de la relocalisation des agences européennes basées à Londres, l’agence européenne des médicaments et l’agence bancaire européenne (EUROPE 11812). Ils doivent en théorie valider la procédure de décision, un vote sur les villes candidates retenues pour accueillir ces deux agences devant intervenir en octobre.

La discussion pourrait durer assez longtemps, selon certaines sources, qui rappellent que les États membres ont toujours eu des difficultés par le passé à se partager les agences européennes. À ce titre, le choix de passer par un vote, basé notamment sur des critères objectifs, est vu par certains comme une bonne idée. C’est la Commission européenne qui fera, en septembre, un rapport objectif sur les atouts des villes candidates et le Conseil débattra, lui aussi, par la suite, de ce rapport avant de se prononcer.

Pour rappel, la France, par exemple, propose Lille pour accueillir l'Agence européenne des médicaments (EMA), tout comme Amsterdam, Copenhague, Stockholm ou encore Barcelone.  Francfort, Paris et Prague sont aussi en lice pour l’Agence bancaire européenne (EBA), alors que Luxembourg. Vienne, Dublin et Varsovie sont aussi proposées par leurs pays comme candidates pour les deux agences. Au total, il y a 20 villes candidates pour seulement 2 agences.

Selon plusieurs sources diplomatiques, l'enjeu sera jeudi de ne pas se 'disputer' sur ce sujet alors que les Vingt-sept ont tenu à montrer jusqu'ici une unité sans faille vis-à-vis de Londres. (Solenn Paulic avec la rédaction)

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