La Commission européenne a publié, mardi 20 juin, à l’occasion d’une convention sur l’espace ferroviaire européen unique, une première version de son nouveau plan de déploiement du système européen de gestion du trafic ferroviaire européen (The European Rail Traffic Management System – ERTMS).
Celui-ci vise à mettre fin aux barrières à l’interopérabilité en vue de parvenir dans les prochaines années à un système ferroviaire européen unique connecté et numérique.
Tout en notant un développement de l’ERTMS dans certains États membres de l’Union, la Commission européenne constate cependant que celui-ci n’est déployé que dans un nombre restreint de pays. Pour rappel, l’ERTMS existe depuis une vingtaine d’années. Ce système a pour but de garantir l’interopérabilité et d’éviter que les trains s’arrêtent lors de leur passage d’un État membre à un autre. Il vise également à renforcer la sécurité et la fiabilité des transports ferroviaires. L’ERTMS introduit, pour ce faire, des normes communes en termes d’infrastructures et de systèmes de contrôle des trains.
La feuille de route identifie plusieurs objectifs afin que l’interopérabilité du système ferroviaire européen soit réelle, faisant ainsi du train un moyen de transport plus compétitif.
Parmi les objectifs affichés par la Commission, on peut notamment noter le souhait de mettre en place des infrastructures interopérables et conformes à l’ERTMS, une standardisation des unités embarquées et des tests harmonisés des trains. La Commission prévoit également un soutien financier de la part de l’UE et des États membres à destination des compagnies ferroviaires et des gestionnaires de réseaux afin que différents travaux soient entrepris.
Le rapport sera finalisé à la fin de l’année 2017, après consultation des acteurs du secteur. (Lucas Tripoteau)