login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11813
CONSEIL EUROPÉEN / Terrorisme

Le Conseil européen veut inciter l'industrie de l'Internet à lutter plus activement contre l'extrémisme

Marquée par une succession d’attentats terroristes, entre les récentes attaques à Londres ou encore la tentative avortée à Bruxelles à la Gare Centrale, mardi 20 juin au soir, l’Union européenne réaffirmera ce jeudi 22 juin son attachement à lutter contre la menace terroriste et à rester unie face à ce fléau.

Selon un projet de conclusions daté du 19 juin, les leaders européens devaient notamment insister sur la coopération en matière de lutte contre le terrorisme avec les industries de l'Internet et rappeler que des groupes comme Facebook, Google ou Twitter ont leur « propre responsabilité d'aider à combattre le terrorisme et la criminalité en ligne ».

La coopération des géants de la toile est très variable à l’heure actuelle, notamment dans la rapidité pour retirer des contenus radicaux, a souligné une source diplomatique mercredi matin. Un récent rapport de la Commission évaluant le code de conduite établi en mai 2016 dans ce domaine a en effet montré que Facebook, par exemple, retire plus rapidement que d’autres les contenus signalés.

S'appuyant sur le travail du Forum Internet de l'UE, le Conseil européen s'attend à ce que l'industrie développe de nouvelles technologies et outils pour améliorer la détection et la suppression automatiques de contenus qui incitent à la violence, indique ce projet de conclusions. « Il appelle à relever les défis posés par les systèmes qui permettent aux terroristes de communiquer de manière à ce que les autorités compétentes ne puissent pas accéder [au contenu], y compris le chiffrement de bout en bout ».

La Commission européenne prévoit déjà une législation au début 2018 sur la question de l’accès aux preuves électroniques, la piste législative pouvant constituer un « levier efficace » pour développer des comportements « responsables » au sein des industries de l'Internet.

Le Conseil européen sera en tout cas invité à envoyer ce message très clair. Pour le reste, il continuera à insister sur le partage des informations entre services compétents des États membres et devrait aussi demander à la Commission de préparer « dès que possible un projet de loi promulguant les propositions faites par le Groupe d'experts de haut niveau sur l'interopérabilité » des systèmes d’information. (Solenn Paulic avec la rédaction)

Sommaire

CONSEIL EUROPÉEN
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
INSTITUTIONNEL
COUR DE JUSTICE DE L'UE
CONSEIL DE L'EUROPE
BRÈVES