Les leaders de sept pays du sud de l'Europe - Chypre, Espagne, France, Grèce, Italie, Malte, Portugal - ont plaidé pour une Europe à vingt-sept qui respecte les droits nationaux du travail et de protection sociale.
« La dimension sociale de l'UE exige que les citoyens soient au cœur de notre projet d'intégration », ont déclaré les sept leaders, lundi 10 avril, à l'issue de ce mini-sommet qui s'est tenu à Madrid.
D'après eux, pour favoriser une convergence sociale par le haut, une coordination accrue des systèmes éducatifs et des régimes de sécurité sociale peut y contribuer, de même que la création d'un socle européen des droits sociaux, initiative que présentera la Commission européenne mercredi 26 avril (EUROPE 11762).
Pour des progrès décisifs permettant de finaliser l'UEM
Dans le domaine économique et budgétaire, les sept leaders plaident pour des progrès « décisifs » en vue de finaliser l'union bancaire en zone euro à travers la création d'un système européen de garantie des dépôts bancaires (EDIS).
À la faveur de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, il convient pour l'Union à vingt-sept pays d'« ouvrir une nouvelle phase qui va être l'approfondissement de l'Union économique et monétaire (UEM) et, notamment, la convergence fiscale et sociale, la capacité budgétaire et les politiques d'investissement », a estimé le président français, François Hollande, à l'issue du sommet.
Favorables à l'approfondissement du marché intérieur dans les secteurs énergétique et numérique, les sept pays méditerranéens réaffirment leur attachement à une politique commerciale basée sur les règles et qui favorise des échanges à la fois « libres et équitables ».
La Déclaration de Madrid évoque aussi les mesures nécessaires pour renforcer la sécurité des citoyens européens, parmi lesquelles la protection des frontières et la lutte contre le financement du terrorisme. Affectés en premier lieu par les flux migratoires, les pays méditerranéens estiment que la politique de l'UE en la matière doit reposer à la fois sur « la responsabilité et la solidarité », alors que le législateur européen œuvre à la révision du système dit de Dublin sur l'asile (EUROPE 11712).
Le prochain sommet du genre, dont c'était la troisième édition (EUROPE 11714, 11620), aura lieu à Chypre.
Voir la déclaration: http://bit.ly/2oT7IRt . (Mathieu Bion)