Un ensemble de personnalités européennes a saisi l’occasion de la célébration des 60 années du Traité de Rome pour lancer un appel à étendre l’influence de l’UE vers son flanc sud, méditerranéen et africain.
« Depuis les révolutions arabes, les pays du Sud de la Méditerranée ne veulent plus être considérés comme le voisinage de la frontière sud de l’Europe » et devenir partenaires d’une zone large avec une « profondeur africaine », affirment-elles.
Leur idée est de créer une « Verticale Afrique–Méditerranée–Europe » structurée et qui ferait passer l'importance de « la Méditerranée de marginale à centrale ».
Les signataires de la déclaration, datée de vendredi 24 mars, sont l’ancien ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, Elisabeth Guigou, ancienne ministre, présidente de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale française, Aïcha Belarbi, ancienne ministre marocaine, Eneko Landaburu, ancien directeur général des Relations extérieures à la Commission européenne, Denis Mac Shane, ancien ministre du Royaume-Uni, Panagiotis Roumeliotis, ancien ministre de Grèce, Carmen Romero Lopez, députée européenne (S&D, espagnole) et Joachim Bitterlich, ancien conseiller à la Chancellerie (allemand).
L’influence européenne sera orientée vers la recherche de la stabilité commune dans cette région : « on oublie trop souvent que le mérite premier de notre Europe est de préserver nos populations de la guerre ». L‘Europe doit donc, proposent-ils, « consolider ses liens historiques et bâtir un nouveau pacte Europe-Afrique, sous peine de ne pas dominer les nouveaux défis : de la maîtrise des mouvements migratoires au réchauffement climatique, en passant par la transition énergétique européenne et, last but not least, le défi du terrorisme ». (Fathi B’Chir)