Les ministres de la Justice de l’UE ont débattu, mardi 28 mars, des mesures pénales à prendre pour faire face au phénomène des combattants étrangers. Les ministres de l’Intérieur avaient abordé de leur côté cette question lors de leur réunion en décembre.
Sur la base d’un rapport du coordinateur de l’UE pour la lutte contre le terrorisme, Gilles de Kerchove, les ministres ont rappelé qu’il fallait accroître les échanges d’informations entre les États membres et croiser les bases de données afin de savoir où reviennent ces combattants étrangers.
Ils ont aussi souligné l’utilité des programmes de réhabilitation de ces personnes et se sont réjouis du fait que l’UE met des fonds à disposition de ces programmes, a rapporté une source. Ils ont aussi évoqué la question de la façon dont doivent être jugés ces combattants étrangers. Des discussions sont menées à ce titre avec l’Irak, a dit cette source, mais aucune décision n’a été prise. Doivent-ils être jugés en Irak ? Devant une Cour internationale ? Voilà quelques-unes des questions posées lors de ce débat.
Les services de renseignement français avaient indiqué en novembre dernier la présence d’environ 700 djihadistes français en Irak et en Syrie, qui pourraient être tentés de regagner l'Hexagone. En février, la Belgique avait évoqué le nombre de 117 djihadistes belges ayant regagné le Royaume. Toutefois, selon une source, aucun retour massif ne serait actuellement constaté, les efforts de sécurisation des frontières extérieures européennes pouvant en être la raison. (Solenn Paulic)