La Banque centrale européenne (BCE) a publié, lundi 20 mars, la version finale de ses lignes directrices sur le traitement des créances bancaires douteuses ('non performing loans' ou NPL) que les banques de la zone euro détiennent dans leur portefeuille de crédit.
Ne fixant pas d'objectifs quantitatifs, mais présentant des mesures possibles et des bonnes pratiques, la BCE demande aux banques de concevoir une stratégie holistique pouvant comprendre un ensemble d'options d'action telles que la résolution, le recouvrement et les cessions de portefeuilles de NPL.
Ces lignes directrices feront désormais partie du dialogue prudentiel que la BCE entretient avec les banques qu'elle contrôle directement en tant que superviseur unique européen au sein de l'union bancaire en zone euro.
La BCE exhorte également les pays de la zone euro à adapter leurs cadres juridiques afin de faciliter la tâche des banques dans ce domaine.
Les ministres européens des Finances se pencheront sur la question des créances bancaires douteuses lors de leur réunion informelle à La Valette, les vendredi 7 et samedi 8 avril.
De son côté, la Commission européenne évalue l'opportunité de développer un marché secondaire pour stimuler la liquidité des NPL (EUROPE 11720). L'Autorité bancaire européenne a également lancé l'idée de la création d'un fonds européen de gestion spécifique (EUROPE 11623).
Fin 2016, les groupes bancaires directement supervisés par la BCE totalisaient 921 milliards d'euros de créances douteuses. Par rapport au PIB national, les pays les plus affectés sont Chypre et la Grèce. En volume, c'est en Italie que les NPL sont surtout présents.
Voir les lignes directrices: http://bit.ly/2nCTEuE (Mathieu Bion)