L’année 2016 a enregistré une nette réduction des accidents aériens par rapport à 2015, note l’Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) dans son évaluation provisoire de la sécurité aérienne 2017 (‘Preliminary Safety Review’ – 2017), publiée le 20 février. En revanche, les incidents graves répertoriés ont augmenté sur la même période.
Le document couvre les 32 États membres de l’EASA. Sur l’année 2016, l’Agence a ainsi comptabilisé 16 accidents et 100 incidents graves, soit respectivement 3 accidents et 16 incidents graves par million de vols. Le taux d’accidents enregistré par l’Agence représente ainsi 0,0003% de la totalité des vols. Les déséquilibres provoqués par la charge de l’avion, les intrusions sur les pistes, les défaillances des systèmes de l’appareil sont les trois principales causes des incidents graves et des accidents, analyse l’Agence dans son rapport.
Un résultat mitigé, selon l’Agence. En effet, alors que le nombre d’accidents aurait diminué de 43% par rapport en 2015, le nombre d’incidents graves aurait augmenté de 38% sur la même période. L’Agence précise ainsi qu’elle compte mener une analyse approfondie des raisons qui ont causé cette forte croissance d’incidents graves.
Le taux le plus bas d’accidents aériens jamais enregistré au niveau mondial. Selon l’étude de l’EASA, l’année 2016 a été l’année avec le taux le plus bas d’accidents aériens jamais enregistré, avec seulement 8 accidents, causant 255 morts, dont 2 parmi les États membres de l'EASA.
L’année la plus meurtrière a été 2010 avec 810 décès dans 28 accidents aériens. L’année 2013 a été, au contraire, celle où il y a eu le moins de vies perdues à déplorer (185). (Pascal Hansens)