La fin des quotas de production de sucre, le 30 septembre 2017, a été « soigneusement préparée », a assuré fin janvier 2017 le commissaire européen à l’Agriculture Phil Hogan, en réponse à une question écrite de l’eurodéputé Claude Rolin (PPE, belge).
Entre 2006 et 2010, le secteur « a été complètement restructuré », 5,4 milliards d’euros ayant été consacrés à le « parer pour l’avenir », explique le commissaire. « Parmi les 180 entreprises existantes avant la réforme, environ 80 produisant du sucre à partir de betteraves ont été fermées », précise-t-il.
La Commission européenne est plutôt confiante pour le secteur européen du sucre une fois que les quotas de production seront supprimés. Elle ne prévoit pas de perturbation majeure sur ce marché, comme cela a été le cas pour le secteur laitier (EUROPE 11646, 11644).
Le stockage privé, les accords collectifs entre les agriculteurs et les producteurs de sucre ainsi que le régime de protection à l’importation continueront d’être appliqués, ajoute M. Hogan. Par ailleurs, la Commission a, comme dans d’autres secteurs, la possibilité d’agir en cas de perturbation grave du marché du sucre et la politique agricole commune (PAC) « prévoit un soutien couplé facultatif en faveur des secteurs qui sont exposés au risque de déclin ».
Projet de deuxième tranche d’exportation hors quota. Un projet de règlement d’exécution que la Commission devrait soumettre en février au comité de gestion prévoit de porter à 1,350 million de tonnes – soit le plafond fixé par l’OMC – la quantité de sucre blanc hors quota pouvant être exportée par l’UE sans restitutions pour la campagne 2016/2017. Ce qui représente une augmentation de 700 000 tonnes par rapport à la première tranche de 650 000 t décidée en septembre 2016. « Selon les estimations les plus récentes, la production de sucre hors quota devrait atteindre 4,1 millions de tonnes », souligne le projet. (Lionel Changeur)