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Bulletin Quotidien Europe N° 11711
POLITIQUES SECTORIELLES / Jai

Le Corps européen de gardes-côtes et de gardes-frontières manque encore de ressources pour être pleinement opérationnel

La Commission européenne a livré, mercredi 25 janvier, un premier rapport sur les trois premiers mois d’existence du nouveau Corps européen de gardes-côtes et gardes-frontières, appelant les États membres à pallier à certains manquements, notamment en terme de personnel ou d'équipements (EUROPE 11625, 11644).

Dans son rapport, l’institution européenne note que l'agence ayant remplacé Frontex vient déjà en aide aux États membres avec plus de 1550 membres du personnel déployés dans diverses opérations en Grèce, en Bulgarie ou en Italie dans des opérations de sauvetage en mer telles que Triton par exemple. 760 officiers sont, par exemple, actifs en Grèce notamment aux frontières terrestres avec la Turquie et dans les îles. 600 officiers sont déployés en Méditerranée centrale et en Italie, notamment dans le cadre des centres ‘hotspots’, et 130 sont déployés en Bulgarie. Enfin, 70 autres officiers sont déployés dans d’autres États membres pour d’autres opérations en lien avec la route migratoire des Balkans occidentaux.

La Commission appelle toutefois les États membres à faire en sorte que toutes les ressources promises soient effectivement déployées. Il y a actuellement 24 bateaux et navires engagés, 6 hélicoptères et avions et plus de 80 voitures de patrouilles ainsi que 13 véhicules avec vision thermique. Les manques identifiés sont les suivants : - fournir encore à la Grèce au moins 1 hélicoptère et jusqu’à 10 officiers supplémentaires d’ici à la fin mars ; - pour la Grèce continentale, 54 officiers sont requis entre février et mars ; - pour la Bulgarie, il manque encore 87 officiers.

Dans son rapport, l'institution européenne rappelle aussi les engagements pris depuis le lancement de la nouvelle agence en octobre 2016. Une méthode commune d'évaluation de la vulnérabilité a été adoptée afin d'évaluer annuellement la capacité des États membres à faire face aux problèmes qui surviennent à leurs frontières extérieures.

En janvier 2017, l'Agence européenne de gardes-frontières et de gardes-côtes a entamé une collecte de données sur les capacités des États membres à cet égard, qui doit servir de base et de référence principale à la réalisation d'évaluations de la vulnérabilité en 2017. Des nouvelles réserves composées de 690 spécialistes des questions de retour sont disponibles depuis le 7 janvier 2017 et permettent au Corps européen de soutenir les États membres dans l'organisation et la coordination d'opérations de retour, et de coopérer avec les pays tiers dans ce domaine.

Un plan d'action révisé en matière de retour sera aussi adopté au cours des prochaines semaines. Un mécanisme de plainte a aussi été mis en place le 6 octobre pour surveiller et assurer le respect des droits fondamentaux dans le cadre des activités effectuées par l'Agence.

Enfin, en vertu de son nouveau mandat, l'Agence est autorisée à mener des opérations sur le territoire de pays tiers voisins, sous réserve d'accord bilatéral préalable. En novembre 2016, la Commission a adopté un modèle d'accord servant de base à ces opérations et elle a retenu la Serbie et l'Ancienne République yougoslave de Macédoine en qualité de pays tiers prioritaires. La Commission a demandé le 25 janvier au Conseil d'autoriser l'ouverture de négociations avec ces deux pays. (Solenn Paulic)

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