L’association de défense de l’environnement Générations Futures met en garde contre la quasi-omniprésence des perturbateurs endocriniens dans l’eau consommée en France. Selon une nouvelle enquête publiée vendredi 13 janvier, 73,3% des pesticides (ou leurs produits de dégradation) les plus quantifiés dans les eaux de surface (soit 11/15) en métropole française en 2013 sont suspectés d’être des perturbateurs endocriniens.
« Rapport après rapport, notre association n’a de cesse d’alerter sur l’exposition des populations, tout particulièrement les plus vulnérables, aux perturbateurs endocriniens. Et ce nouveau rapport vient encore démontrer l’urgence à agir ! » a déclaré François Veillerette, directeur de Générations Futures, rassuré que les récentes propositions de la Commission n’aient pas reçu le soutien des États membres lors de leur réunion du 21 décembre.
D’après nos informations, lors de cette réunion, 10 États membres étaient en faveur des nouveaux critères (Belgique, Bulgarie, Allemagne, Estonie, Croatie, Irlande, Italie, Portugal, Roumanie et Finlande), 4 étaient contre (Danemark, Espagne, France et Suède), 13 se sont abstenus (Autriche, Chypre, République tchèque, Grèce, Lettonie, Luxembourg, Hongrie, Malte, Pays-Bas, Pologne, Slovénie, Slovaquie et Royaume-Uni). Pour ce qui concerne les dérogations, 12 États membres étaient en faveur (Autriche, Bulgarie, République tchèque, Estonie, Irlande, Italie, Croatie, Lettonie, Portugal, Roumanie, Slovaquie et Royaume-Uni). Cinq délégations étaient contre (Belgique, Danemark, Finlande, France et Suède) et 10 se sont abstenus (Chypre, Allemagne, Espagne, Grèce, Luxembourg, Hongrie, Malte, Pays-Bas, Pologne et Slovénie). La Lituanie était absente.
La prochaine réunion du Comité permanent pour les plantes, animaux et alimentation aura lieu le 23 janvier. Les experts devraient toutefois se limiter à une discussion.
Le rapport peut être consulté à la page :
http://www.generations-futures.fr/pesticides/perturbateurs-endocriniens-dans-leau-exppert8/ (Sophie Petitjean)