La Commission européenne a démenti, vendredi 13 janvier, des informations parues dans la presse polonaise selon lesquelles le commissaire aux Affaires intérieures Dimitris Avramopoulos avait annulé une visite prévue à Varsovie le 18 janvier en raison d’une éventuelle controverse avec le gouvernement polonais sur le siège de l’agence Frontex devenue depuis octobre l’Agence de gardes-frontières et gardes-côtes européens.
Cette histoire est une « construction de toutes pièces », a réagi Natasha Bertaud et il n’était « pas question de parler du quartier général » de l’Agence lors de cette visite. Si celle-ci a été annulée, c’est en raison du changement d’agenda au Parlement européen, a poursuivi la porte-parole, le commissaire ayant été appelé à participer à un débat d'urgence sur le sort des réfugiés en Grèce lors de la prochaine session plénière.
L’agence et les autorités polonaises sont en train de négocier un accord de siège et ces « discussions vont bon train », a indiqué Mme Bertaud. Les porte-parole de l'agence Frontex ont confirmé que ces négociations avançaient et qu’un accord serait bientôt trouvé. Les négociations portent sur des questions techniques, a dit Frontex, comme les écoles européennes pour les enfants des employés de Frontex ou les questions d’immunité. L’agence est confiante que cet accord sera trouvé d’ici à avril, date limite fixée pour sceller cet accord. (Solenn Paulic)