Les Européens ont rapidement condamné, dimanche 8 janvier, l’attaque commise le jour même avec un camion lancé contre des soldats rassemblés sur la promenade Armon Hanatziv, à Jérusalem-Ouest. Cette attaque, qui semble délibérée, a fait quatre victimes. 15 soldats auraient aussi été blessés et le chauffeur du camion, qui serait un Palestinien de Jérusalem-Est, tué.
« L'UE condamne le meurtre de ces quatre jeunes Israéliens, ainsi que toute louange ou incitation à des actes terroristes », a souligné la porte-parole du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) dans un communiqué. « Rien ne saurait justifier un tel crime », a-t-elle ajouté. La porte-parole a prévenu que l’UE continuerait à travailler avec ceux qui cherchent la paix et à dénoncer ceux qui cherchent la violence et la terreur.
Le Secrétaire général du Conseil de l’Europe, Thorbjørn Jagland, a déploré, dans un communiqué, cette attaque « de sang-froid », estimant que lancer un camion contre la foule semblait « être la dernière méthode cruelle dans l'arsenal des tueurs extrémistes », après des attaques du même type en France, à Nice, en juillet, et en Allemagne, à Berlin, en décembre.
Sur le réseau social Twitter, le commissaire à la Politique de voisinage, Johannes Hahn, et le président du Parlement européen, Martin Schulz, ont, eux aussi, condamné l’attaque. « Nous devons unir nos forces au niveau international pour lutter contre le terrorisme, peu importe où et par qui il est utilisé pour détruire des vies et attaquer des valeurs fondamentales », a ainsi souligné M. Hahn. (Camille-Cerise Gessant)