Le Maroc, qui a pris acte du verdict de la Cour de justice de l'UE rejetant l’annulation des accords agricoles et de pêche avec l’UE (EUROPE 11694), a annoncé jeudi 5 janvier à ses producteurs agricoles une sorte de retour à la normale.
Cette annonce est intervenue après une éprouvante « mise à l’épreuve lors de cet épisode judiciaire » qui avait amené (le 25 février 2016) le Maroc à « suspendre tout contact avec les institutions européennes, à l'exception des échanges attendus sur ce dossier » (EUROPE 11500).
Dans cet esprit nouveau, le ministère du Commerce extérieur du Royaume a annoncé la liste des bénéficiaires de la répartition des contingents tarifaires, prévus par l’accord Maroc-UE.
Cette liste des importateurs indique les quantités autorisées à l’importation des produits agricoles, y compris ceux transformés, ainsi que des produits agricoles transformés au titre de l’année contingentaire 2016-2017. Les produits concernés comprennent des produits laitiers, des confitures, des pâtes alimentaires, des fromages, des œufs, ou encore des amandes et des tomates préparées.
« Nous espérons que cette tentative de perturbation avortée servira à nous prémunir (contre tout risque) d’ébranler des relations historiques et en constante évolution », a estimé le ministère marocain. Pour le Maroc, « la confiance et la visibilité sont des conditions fondamentales pour la réussite et la continuité de tout partenariat ».
Le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime, qui « salue la responsabilité des opérateurs du secteur pour leur adhésion totale à l’approche consacrant la concertation, le dialogue et le rapprochement des positions », entend, « suite à la clôture de cet épisode, déclencher la clause de rendez-vous prévue par le protocole en vigueur ».
Des « demandes » marocaines sont en attente de discussion et « il est également essentiel de parcourir et discuter toute nouveauté pouvant être évoquée suite à la clôture de cette affaire ». Rappelons que l’UE et le Maroc ont ouvert, après l'arrêt de la Cour de justice, des discussions entre leurs juristes pour examiner les suites à donner, notamment sur le champ de couverture géographique des accords agricoles et de pêche (EUROPE 11160). (Fathi B’Chir)