La Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, s'est félicitée, lundi 31 octobre, de l'élection, le même jour, de Michel Aoun en tant que 13ème président de la République libanaise.
Cette élection, qui intervient plus de deux ans après la fin du mandat de son prédécesseur, Michel Suleiman, est « cruciale » pour l'avenir d'un pays « confronté à de nombreux défis » parmi lesquels la proximité du conflit syrien et l'accueil de « centaines de milliers de réfugiés », a estimé Mme Mogherini, dans un communiqué. « Le nouveau gouvernement devra garantir la stabilité du pays dans cette nouvelle phase », a-t-elle ajouté, mettant en avant l'importance de l'unité nationale basée sur la Constitution libanaise, l'Accord de Taëf et le respect des résolutions onusiennes pertinentes. Et d'indiquer que l'Union européenne se tenait prête à envoyer une mission d'observation électorale pour les élections législatives de 2017.
Entre septembre 1988 et octobre 1990, M. Aoun, chrétien de confession, a été à la tête d'un gouvernement militaire provisoire qui a tenté, sans succès, de lutter contre l'armée syrienne d'occupation. Après plusieurs défaites militaires et une lutte fratricide entre chrétiens, il a été contraint de quitter le pays et de se réfugier en France jusqu'en 2005. Il a accédé à la magistrature suprême grâce au soutien du Hezbollah pro-iranien après avoir opéré un rapprochement avec le mouvement chiite en 2006. (Mathieu Bion)